vendredi 31 décembre 2010

Réveillons-nous !

Aujourd'hui je me suis surprise à rêver... J'étais pourtant concentrée sur mes révisions de concours, quand j'ai été transportée dans un monde étrange : le monde de la compta.
C'est un monde merveilleux où on ne compte que 360 jours par an... 30 jours par mois donc. Un monde où le 30 février existe, mais pas le 31 décembre. Un monde où aujourd'hui n'existe pas.
Et ça m'arrangerait presque. Parce qu'aujourd'hui, j'ai décidé de résister à la pression sociale. Et ça n'est pas facile tous les jours.
Ce soir, pas de fiesta jusqu'au bout de la night pour moi. Ne vous inquiétez pas, je fais quand même "quelque chose de spécial" : je vais partager un repas de fête avec l'élue de mon coeur.
Une bonne soirée en perspective, donc. Non, ce qui m'inquiète, c'est davantage les réactions de mes congénères quand je répondrai à la question fatidique : "Et toi alors, t'as fait quoi pour le réveillon ?", leurs mines compatissantes suite à l'évocation de ce dîner en amoureuses. Mais je tiendrai bon, je soutiendrai mes convictions, tout en gardant à l'esprit ce monde utopique, où tous les mois sont égaux...


P.S.: Don't worry, si jamais vous me demandez "Et toi alors, t'as fait quoi pour le réveillon ?", je ne vous en voudrais pas. Il se peut même que je vous retourne la question !

mercredi 1 décembre 2010

Lady Glagla

En ces temps de grand froid (on se croirait en décembre dites donc !), un petit poème inspiré :

J'ai la chair de poule
tellement il fait froid
Pour me couvrir des pieds à la tête
le mieux c'est encore la cagoule
ou à la limite la burqa
mais alors avec des chaussettes
Mais j'aurais les boules
car je serais hors-la-loi
Attention les fliquettes !

Alors, qui c'est la queen de la rime ?
(comment ça la dernière est un peu tirée par les cheveux ?)

vendredi 26 novembre 2010

I'm Back in Business, Baby

Long time no see... Je sais, je sais, j'ai complètement déserté ce blog depuis quelques mois. Est-ce à dire que je n'avais plus d'idées, ou pire, plus de raisons de me plaindre ? Ce serait mal me connaître. 

Je suis simplement passée par une crise de rejet aigu d'Internet. Pas d'inquiétude : je n'ai pas renié la société de consommation tout entière en m'installant dans une yourte pour cultiver des pommes bio dans la Creuse. Non, tous mes problèmes ont commencé avec... l'iphone. 

Qu'a donc bien pu me faire subir cette petite pomme innocente ? (Enfin, innocente, c'est vite dit, on m'avait prévenue de me méfier des pommes, rapport au Jardin des Daines ou quelque chose comme ça) Je ne cracherai pas sur Steve Jobs, là n'est pas le problème (le pull chaussette pose quand même problème, mais je garde ces réflexions pour le courrier des lecteurs de Geek magazine). Pour faire court : ce téléphone a changé ma vie. 

Avant, je passais mon temps libre vautrée délicatement posée sur le canapé, à surfer sur le net (on n'utilise plus assez cette expression), tout en regardant des programmes culturels aux titres évocateurs, comme "l'héritage de la peur" ou "l'ombre de la vengeance". Désormais, en lieu et place d'Internet et de mon ordinateur portable, il y a ce petit téléphone et ses célèbres "applications". Je ne navigue donc plus sur la toile au petit bonheur la chance, non... emprunter les autoroutes de l'information, c'est out, parce que quoi que je cherche, il y a aussi une application pour ça.
 
Bref, enfermée dans mon appartement pour réviser, je l'étais aussi virtuellement : pendant plusieurs semaines, je n'ai plus consulté mes mails, et encore moins Facebook*. J'espère que maintenant tout va retourner à la normale. Ce serait dommage de passer à côté d'activités aussi épanouissantes que lire les mails envoyés par La Redoute et Pôle emploi, ou savoir qui a aimé le statut de qui.



* Du coup, j'ai loupé plein d'anniversaires. Ben oui, qui utilise encore un calendrier ordinaire pour s'en rappeler ? Dorénavant, les seules personnes dont on oublie de fêter l'anniversaire, ce sont celles qui n'ont pas renseigné leur date de naissance sur FB, non ?

jeudi 19 août 2010

Woman vs Wild

Toute petite déjà, j'aimais les animaux. Je voulais être vétérinaire (très original, je sais), mais je me suis ravisée en me disant qu'il me serait impossible par exemple de piquer un chien. Quand je trouvais une araignée dans la maison (ce qui arrivait très, très souvent), j'insistais pour que mon père ne la tue pas, mais l'attrape et la relâche dans son milieu naturel (maintenant que j'y pense, je crois qu'il n'a jamais vraiment suivi mes instructions). J'ai des heures entières de vidéos retraçant la vie quotidienne de mes hamsters, mais aussi celle des mésanges à tête bleue qui venaient picorer les graines que j'avais disposées spécialement pour elles. Rien ne m'est plus insupportable que la cruauté faite aux animaux. Bref, à part quelques démêlés avec une coccinelle récalcitrante, j'aime les animaux, et de ce côté-là, je suis la digne descendante de Brigitte Bardot. Enfin, jusqu'à hier soir.

Tranquillement assise -avachie- dans mon canapé Ikéa, je regardais un téléfilm de qualité, "Une princesse à marier", quand a surgi... une chauve-souris. Là, dans mon salon. Aussi paniquée que moi, elle volait en cercle sans jamais s'arrêter. Soucieuse de lui offrir une échappatoire, je tentais de m'approcher de la deuxième fenêtre et de l'ouvrir. Carapatée sur le tapis, j'attendais avec impatience les effets de cet acte de bravoure... Au lieu de ça, tout ce que j'ai récolté, c'est... une deuxième chauve-souris. 

Fuyant cette réunion digne d'une soirée à Gotham City, je rampai sur le jonc de mer (avec en prime, un gommage des genoux) et me cachai dans l'entrée. La situation n'évoluait guère. Prenant mon courage à quatre pattes, je pénétrai à nouveau dans le salon.  j'éteignai consciencieusement toutes les sources de lumières, et indiquai avec ma lampe de poche le chemin à suivre aux chauves-souris.

Enfin débarrassée de ces monstres sanguinaires, je fermai les fenêtres du salon et courus m'abriter dans ma chambre. Mais avant, passage obligatoire par la salle de bains. En plein brossage de dents, voilà que j'aperçois, sur le tapis de bain, un mille-pattes. La bouche pleine de dentifrice aux microbilles de bain de bouche, j'étais incapable de crier ma détresse. Je devais donc m'en occuper seule. Il m'arrive de faire des "écarts de karma" pour protéger ma dulcinée des féroces araignées qui nous attaquent. Et ça m'a vraiment fait de la peine quand elle a entrepris d'exterminer la colonie de fourmis installée dans notre cuisine. Mais là, ça a été un carnage. 

J'ai d'abord essayé d'écraser le mille-pattes avec le pèse-personne, mais il ne faisait pas le poids. La bestiole s'enfuyait déjà vers la bouche d'aération... j'ai donc attrapé le désodorisant (ben oui, on a des WC intégrés à la salle d'eau... on peut même s'estimer heureuses de pas avoir nos toilettes sur le palier comme notre voisin) et j'ai vaporisé le diplopode. J'ai vu ses fonctions motrices diminuer, et j'en ai profité pour l'écraser dans trois épaisseurs de sopalin. Pardonnez-moi, mon père, parce que j'ai péché. J'ai tué un être vivant. Mais au moins, quand il est mort, il sentait bon.

J'en profite donc pour pousser un coup de gueule (ça faisait longtemps tiens). J'habite rue du Taur. Entre la place du Capitole et la basilique Saint Sernin. Franchement, plus au centre-ville que ça, ce serait camper sur la place du Capitole. Donc j'en ai marre que chez moi, ce soit la jungle. Ok pour les coups de klaxons et les cloches des églises toutes les 15 minutes, mais c'est tout. Les seuls animaux tolérés chez moi dorénavant, ce seront les photos du chien de mes parents (oui, parce que les photos elles, elles ne vomissent pas les croquettes sur le jonc de mer).

jeudi 29 juillet 2010

Arizona Dream

Je suis pas très inspirée aujourd'hui...
Allez, juste un petit dessin de Monte Wolverton à propos de la nouvelle loi sur l'immigration en Arizona. Cette loi, qui autorisait le délit de faciès, a été en partie invalidée par une juge avant son entrée en vigueur prévue aujourd'hui (un article ici). Ouf !
Mais le dessin me fait bien rigoler.

dimanche 25 juillet 2010

Les bras m'en tombent

Ce matin, un miracle s'est produit. J'ai décidé de me peser. Et j'ai perdu 2,6 kg en 15 jours. 

Pourtant, j'ai bien tout vérifié : j'ai mes deux bras, tous mes cheveux (enfin j'ai pas recompté), et toutes mes dents... Bon, c'est vrai, depuis que j'ai fini mon boulot il y a un mois, j'essaie de manger plus équilibré et de moins grignoter... mais les résultats n'avaient jamais été aussi encourageants. J'avoue que je suis encore sceptique... 

Ceux qui me connaissent bien savent que dernièrement, j'ai pris beaucoup, beaucoup de poids. Je n'étais déjà pas à mon poids idéal (qui l'est ? non, sérieusement, je demande) quand j'ai entamé ma deuxième année de Master. Suite à une conjoncture défavorable (stress - thyroïde en berne - promo à la Brioche dorée), mon poids en a pris un coup. J'en étais à mon plut haut du côté haut de mon yoyo... mais depuis quelques temps, je glisse lentement vers le bas...

Si à ça, on ajoute le fait qu'hier, j'ai trouvé une annonce pour un poste qui avait tout du boulot de mes rêves... ben je vous laisse, je vais jouer au loto.

jeudi 15 juillet 2010

On l'appellera Fet. Nat.

Hier soir, j'ai assisté au concert / feu d'artifice du 14 juillet. 
Première partie, un concert d'Olivia Ruiz. Vraiment sympa, rien à dire, la scène c'est vraiment son truc. 
Après ça, j'en ai pris plein les mirettes avec le feu d'artifice...
Mais loin de se limiter à ça, c'était une soirée multi-facettes.

Devant la télé... Le concert était retransmis sur des écrans géants pour permettre aux 140 000 personnes présentes (d'après Olivia) de profiter pleinement du spectacle son et image. L'écran le plus proche de nous avait quelques ratés et l'image tenait davantage du film d'une chaîne cryptée que du concert d'une jeune chanteuse.
Puis pendant le feu d'artifice, on a eu droit à un enchaînement de morceaux de chansons digne de l'émission Déco (je soupçonne Virgin radio, organisatrice du concert, d'être à l'origine de la programmation musicale).

Au cinéma... C'était un concert gratuit. Du coup, les gens viennent parfois juste parce qu'ils ont vu de la lumière. Ils donnent leur avis - généralement négatif, du style "qu'est-ce qu'on se fait chier, c'est vraiment nul les feux d'artifice" -  et même si je m'en fiche, je ne peux pas m'empêcher d'entendre étant donné qu'ils discutent à voix forte à 24 centimètres de mon oreille.

A un concert... Rien de très surprenant jusqu'ici. Curieusement, les bons gaillards d'1m90 et plus sont toujours placés devant moi. Je suis obligée de dodeliner de la tête à leur rythme (mais en sens inverse) pour avoir une chance d'apercevoir l'écran crypté. 
Le must, ce sont tous les gens qui pensent qu'avec leur téléphone portable, ils vont prendre de super photos du feu d'artifice (alors que nous autres mortels savons que même avec un bon appareil photo, il est difficile de faire de bonnes photos de feux d'artifice). Je me retrouve donc à visionner le spectacle par l'intermédiaire des écrans d'iPhone et autres.

A part ça, je me plains pas, la soirée était sympa.

mardi 22 juin 2010

Boire ou manger, il faut choisir

Ces derniers jours, je suis beaucoup sortie. D'ailleurs, mon podomètre peut en attester : rien qu'aujourd'hui, j'ai fait 7700 pas.

Vendredi, je suis allée au Rio Loco avec ma moitié et une de ses amies (appelons-la M.). Puis des amies de M. nous ont rejointes. M. nous avait prévenues : "ma copine est un vrai top model, elle est grande, belle et mince". La soirée s'annonçait donc sous les meilleurs auspices. Finalement, sa copine était certes bien, mais pas top. Par contre, sa petite soeur qui l'accompagnait, elle, était réellement mannequin. Elle travaille à McDo la semaine, et fait des photos et des défilés le weekend. Vous vous dites peut-être "pas facile pour la ligne, de travailler à McDo !!", mais elle n'a pas ce problème : elle mange 3-4 fois par jour au McDo et enchaîne chez elle avec d'autres gourmandises du Top 10 des calories. Je ne dis pas que j'ai un régime exemplaire (même si je mange actuellement un concombre, au lieu des Kinder chocofresh qui pourtant me tendaient les bras dans le frigo), mais c'est quand même trop l'arnaque.

Heureusement, le lendemain, j'ai pris la gay pride en chemin (4900 pas), et même s'il y avait quelques grandes filles minces, il y avait quand même plus de petites grosses moches. Et malgré le temps pourri, tous ces homosexuels qui sautillent sur de l'électro, y a pas à dire, ça met l'ambiance.

Et aujourd'hui, fête de la musique. Incontournable pour ceux qui comme moi habitent au coeur de la ville. Et quand je dis incontournable, ce que je veux dire, c'est que je vais pas pouvoir dormir avant 2h du matin avec toutes les basses qui résonnent dans l'appartement.

Ma conclusion après ces sorties : les Toulousains sont tous des alcoolos. Pour la fête de la musique, beaucoup s'étaient concocté non pas un panier-repas, mais un petit mélange alcool-jus de fruit, transporté dans d'anciennes bouteilles de soda qui vivent alors une seconde vie.
Rio Loco : bière, bière, bière.
Gay Pride : bière, bière, whisky.
Fête de la musique : bière, whisky, cocktail maison.

Bref, je ne vois vraiment pas l'utilité de faire des apéros géant Facebook : il n'y aurait même plus de prétexte derrière l'alcool. Sur ce, je vais manger mes Kinder chocofresh.

jeudi 17 juin 2010

Madame Monsieur Bonsoir

Aujourd'hui, 1er jour du bac. Evidemment, on a droit au reportage annuel sur les sujets de philo, avec témoignages percutants à la clé. On en fait toute une histoire... alors que quand on sait ce qui vient après, on fait moins les malins. 
Je suis partie au travail plus tard ce matin, pour éviter la foule qui se presse contre les grilles des trois lycées qui se trouvent sur mon trajet. Je suis passée avec nostalgie devant le lycée où j'ai moi-même passé mon bac, il y a 11 ans... ça me rajeunit pas tout ça. Bonne chance, les jeunes nés en 1992 ! (Sigh)

Autre sujet de prédilection aux infos : la coupe du monde de foot. Mais bon, apparemment, après le match de ce soir, c'est plutôt mal barré (une sombre histoire de Gaule à Vérage, de poules, mais sans coqs).

Deux bonnes raisons d'éviter David Pujadas en ce moment (surtout que j'ai toujours trouvé qu'il avait une coiffure de Kiki... Vous trouvez pas ?). 
Qu'il me paraît loin, le temps de Cannes et de Roland Garros...

A part ça, la retraite à 62 ans, finalement moi ça m'arrange, parce qu'au train où je suis partie, je vais cotiser maximum 32 annuités.


PS : l'Intermarché de Revel n'est plus en travaux, finalement il est pas si mal. Dommage, je n'aurai bientôt plus l'occasion d'y aller.

jeudi 10 juin 2010

Dégénération

Demain, à Rodez, commence le procès des parents du petit Dylan. Pas Dylan McKay de Beverly Hills, 90210 (même si lui aussi avait des problèmes familiaux, je crois que c'est pour ça qu'il est devenu alcoolique, ou drogué, ou les deux, bref un bad boy). Non, le petit Dylan s'est fait maltraiter pendant des années par son papa, et sa maman ne disait rien. Mais heureusement pour lui, les services sociaux se sont rendu compte qu'il n'allait pas à l'école et ont réagi huit mois plus tard. 
Mince, quelle ligne de défense vont adopter ces pauvres parents qui n'avaient pas d'autres solutions face à ce garçon qui avait "le vice dans la peau" (dixit le papa) ? Selon l'avocat du père (mais celui de la mère est d'accord apparemment), "il ne s'agit pas d'un couple qui aurait volontairement infligé des mauvais traitements par sadisme, mais plutôt de gens incapables d'apporter des réponses adaptées aux problèmes d'éducation, parce que trop démunis socialement et intellectuellement" (voir l'article ici). 
Et voilà ce qu'il se passe quand on laisse n'importe qui avoir des enfants... En même temps, qui pourrait les en empêcher ? Si on organisait une stérilisation massive du public cible de Confessions intimes, la France serait décimée...

Alors que...

Selon une étude menée sur 25 ans et publiée il y a quelques jours dans la revue Pediatrics, "les enfants de couples lesbiens présentent moins de problèmes sociaux et comportementaux que leurs pairs ayant des parents hétérosexuels, et ont des compétences scolaires et sociales plus élevées que la moyenne" (voir l'article ici).
La professeure de psychiatrie et de droit (oui, pourquoi pas) qui a conduit l'étude conclut donc "Cette étude démontre qu'il n'y a aucune raison de restreindre l'accès à la médecine reproductive ou à la garde des enfants sur la base de l'orientation sexuelle des parents".

Et na !


Merci à ma tendre Ch. de m'avoir fait passer cet article de Têtu. Ça fait bien plaisir.

lundi 7 juin 2010

La mouche

Après la coccinelle, la mouche ? Pas tout à fait...

Once upon a time... 
Après six mois de recherches d'emploi intensives, je suis contente de travailler, ENFIN ! En plus, c'est même pas un job alimentaire, je fais ce que j'aime : je cherche, je vérifie, je tripatouille des chiffres... Autre point positif, je suis payée plus que le Smic. Tout pourrait être parfait, s'il n'y avait... le trajet. Je travaille à plus de 50 km de chez moi, et tout ce que je peux dire, c'est "heureusement que ça ne dure qu'un mois".
Deux voies s'offrent à moi pour voyager dans ces contrées lointaines. Je crois qu'il est venu le temps... d'une petite liste Pro/Cons à la "Rachel has chubby ankles vs Julie is not Rachem" !!!*

D'un côté, ma voiture, elle est sympa, elle est mignonne, elle a la clim. Je peux me lever à une heure raisonnable, conduire pendant une heure les cheveux au vent (bon, c'est pas une décapotable non plus, c'est une Twingo, et même pas de toit ouvrant), tout en travaillant mon espagnol avec les podcasts de Coffee Break Español (avec un petit bijou comme chanson de générique... A découvrir ici).  Je peux en profiter pour faire les courses à l'Intermarché de Revel (qui est quand même le magasin le plus pourri que j'aie jamais vu) ou au Leader Price de Revel ou au Lidl de Revel ! (Quelle ville...) Et puis, il y a le retour... Embouteillages, stress, pollution, cuir chevelu agressé, et j'en passe. Je rentre assez tôt, mais je suis sur les nerfs.

De l'autre côté, le bus. Revel doit être la ville la plus mal desservie de Haute-Garonne, que dis-je, de Midi-Pyrénées. Donc, je me lève avec les poules (les poules du Taur, bien connues des riverains), à 5h30 donc, je pars de chez moi à 6h pour prendre le bus à 6h30, dans le quartier bien fréquenté qu'est la gare. Tout ça pour commencer le travail à 9h. Le soir je rentre chez moi à 19h20. Donc en arrondissant, pour une journée de travail de 7h, je suis plus de 13h hors de mon chez-moi (hors de moi ?). Mais bon, ça me coûte moins cher, c'est plus écolo, je peux lire Glamour tranquille, faire une petite sieste (à ne pas faire au volant), et surtout me décharger du stress de la route sur le chauffeur de bus (qui aujourd'hui était une 'chauffeuse' et a parlé sur son portable pendant 5 minutes... mais bon).

Vendredi, c'est mon dernier jour, donc dès samedi ces considérations seront bien loin de mon esprit. Je pourrais revenir à mon train-train de recherche d'emploi et de préparation de concours de la fonction publique. L'an prochain, je deviendrai inspecteur des impôts, je ferai ce que j'aime, chercher, vérifier, tripatouiller des chiffres...

Bref, ce serait quand même plus pratique tout ça si on pouvait juste se téléporter. Dans La Mouche, Jeff Goldblum il avait pas tous ces soucis, lui. (Certes, il en avait d'autres, mais chacun ses petits problèmes)


*Si vous ne comprenez pas cette référence, je ne peux rien faire pour vous. Juste un conseil : révisez vos classiques... 
Bon, si vraaaaiiiiiiment vous insistez, contactez-moi, je peux négocier le prêt des VHS de Friends pour vous rafraîchir la mémoire

jeudi 20 mai 2010

Là où ça bugge

Cette semaine, je pousse un coup de gueule contre Dieu. Je sais, c'est osé, mais vous allez comprendre. 
Tranquillement installée au volant de ma voiture, je me mettais en route pour Toulouse, ville rôse, quand tout à coup, la peur, la panique, mon coeur bondit dans ma poitrine. Y A TROP UNE BÊTE QUI M'ATTAQUE !!!
Pas un guépard des champs, loin de là. J'ai d'abord cru à une abeille. Un frelon, à la limite. Bon, en fait, c'était une coccinelle. Attendez, ça fait un sacré bruit quand ça s'envole ces bestioles ! J'ai failli faire une embardée et avoir un accident à cause de cette mangeuse de pucerons.
Revenons à nos moutons. Cettre frayeur m'a grignoté en une seconde le peu d'énergie qu'il me restait. Et à qui la faute ? Je vous le donne en mille : à une bête à bon dieu. Donc, on peut dire que Dieu a voulu me tuer. Du coup, je suis un peu fâchée, et j'en profite pour me défouler. CQFD.

Franchement, ça fait peur, non ?

lundi 17 mai 2010

Married... with Children

Joyeuse journée mondiale contre l'homophobie !

A quand une journée mondiale de lutte contre l'intolérance et la connerie humaine, hop on regroupe tout, ça irait plus vite... enfin, j'avoue que je suis moi-même plutôt intolérante (en fait, surtout vis-à-vis des intolérants en tous genres)

En top priorité sur ma wishing list* :

1. Faire taire le député UMP Christian Vanneste... On dirait que son moulin à paroles est réglé sur 'débitage de conneries permanent' ! Ne lui en déplaise, 'lutte contre l'homophobie' ne veut pas dire 'tout le monde va devenir homosexuel' et du coup 'l'humanité va disparaître' (lire cet article)

2. Légaliser le mariage gay et l'homoparentalité !
Les hétéros sont depuis longtemps entrés dans une sorte de phase de reniement du mariage, mais ça ferait plaisir à beaucoup d'homos de pouvoir s'unir de façon conventionnelle... Et puis ça relancerait les chiffres du mariage ! (même si on s'en fout un peu)
L'homoparentalité est peut-être un fait, le statut n'a rien d'officiel... Donc si on pouvait rajouter une petite couche de 'reconnaissance d'un enfant par un couple homosexuel', ça serait cool.
Avantages : un petit projet de loi en ce sens devierait l'attention des Français des problèmes actuels de crise économique / volcan / burqa / séléction footeuse de Domenech / etc.

3. Pour fêter ça, je vais essayer de supprimer l'expression "on n'est pas des tafioles" de mon vocabulaire. Parce que, soyons honnêtes : on EST des tafioles.
En fait, je vais écouter les conseils d'un sage, petit par la taille, mais grand par l'esprit** : je ne vais pas seulement essayer, je vais le faire. Parce qu'il n'y a pas d'essais.


J'arrête là, parce qu'on n'a généralement droit qu'à trois voeux, mais je ne parle que des problèmes en FRANCE !!! Alors imaginez un peu le boulot à l'échelle mondiale...


* J'ai piqué (et adapté) le slogan d'une pub des années 90, pour les cahiers Oxford (à revoir ici !)

** Eh non, il ne s'agit pas de Passe-Partout... Suite à la sortie de son single mémorable, je n'écoute plus ses conseils. Je préfère ceux de Félindra tête de tigre.

vendredi 14 mai 2010

Le vendredi, c'est permis ?

Hier c'était férié, merci petit Jésus d'être monté au ciel, ça nous fait des vacances. Mais après qu'on ne me parle pas d'Etat laïc et d'interdiction de la Burqa ou je vais ménerver.
Du coup, le coup de gueule du jeudi était en vacances et mangeait des crêpes (enfin surtout moi). Don't worry je me rattrape aujourd'hui.

Ben oui, aujourd'hui pas de vacances, j'ai engrangé mes 105 km quotidiens et suis allée au turbin, même si ma productivité a avoisiné le niveau zéro. Je travaille dans une Maison de l'emploi, une association, où la plupart des employés avaient pris une journée de congé pour un week-end prolongé. Comme je suis en intérim, je n'ai pas de congés, en plus ça fait seulement trois jours que je suis là, donc ça aurait été abusé. Mais eussé-je travaillé pour le service public, que je n'aurais sûrement pas eu à pointer (ni à me pointer, finalement). Apparemment, c'était congé pour tout le monde à la CPAM, à Pôle emploi, au Conseil Général (et peut-être d'autres, j'avoue que je n'ai pas fait le tour). 
Quant à la CAF, elle était déjà fermée le 7 mai, je ne sais pas si c'était pour compenser le fait que le 8 mai tombait un samedi... Eh oui, c'est comme ça, les jours fériés : avant le jour c'est pas le jour, après le jour c'est plus le jour... C'est un jour où on ne travaille pas dans le but de célébrer un événement particulier ; le fait de ne pas travailler c'est juste un petit plus... ce ne sont pas des RTT qu'il faudrait rattraper !

En tout cas, c'est un scandale, une honte, trop l'arnaque. Si j'avais voulu aller chercher (voire trouver ?) un travail aujourd'hui, ben ça m'aurait pas étonnée que Pôle emploi fonctionne en effectifs réduits... mais de là à trouver les portes fermées ! Et à la Maison de l'emploi, le vendredi c'est atelier "création de votre espace Pôle emploi", pas facile quand ça sonne dans le vide à l'autre bout de la ligne...

dimanche 9 mai 2010

F*ck I'm High Maintenance

Parfois les événements s'enchaînent sans qu'on n'arrive vraiment à suivre leur rythme.
Prenons la semaine qui vient de s'écouler par exemple. 

Lundi : probablement pour fêter ma 60ème candidature (un peu genre "Non, vous ne rêvez pas ! Vous êtes le millionième chômeur à visiter le site Pôle emploi aujourd'hui !"), je reçois un appel pour me proposer un entretien d'embauche. Pas un CDI à Toulouse-centre rémunéré 30 k€, mais bon ça fait plaisir.

Mardi : étant donnés les horaires restreints de la structure qui veut me recevoir, je n'ai pas pu rappeler le jour même. Je profite donc de la pause du matin (j'étais à ma 'formation pour préparer les concours de la fonction publique'), et hop, j'obtiens un entretien l'après-midi. Je m'enfuis de mon cours de 'note de synthèse' afin de faire du shopping consistant en autre chose que l'achat de T-shirts fleuris ou de chaussures à talons de 10 cm que de toute façon je ne porterai jamais. Bilan : un pantalon en faux lin* et un haut en maille.
Après une épopée sous un climat diluvien, je passe mon entretien avec succès. Emportée par l'enthousiasme, je décide de m'arrêter sur le chemin (50 km) dans un centre commercial et de faire du shopping pour me vêtir pendant mon mois de travail. Bilan : deux tuniques à la fois cool et pro + un dîner au McDo (Yeah baby I know how to party!!!!!!!)

Mercredi : je me dis que ça fait longtemps que je n'ai pas fait un tour chez le coiffeur, et comme je vais avoir des rentrées d'argent, ce serait l'occasion qui ferait le larron. Pendant la pose de la couleur, le coiffeur me propose de lire des magazines féminins, et récents de surcroît ! Du coup, je prends des notes en vue de futurs achats de soins pour faire peau neuve d'après les conseils de Elle (à ne pas confondre avec Elle-Legally Blonde-Woods, même si elle aussi donne de bons conseils). Bilan : coupe + couleur + balayage, ça m'a coûté environ un bras.

Jeudi : grâce à ma volonté légendaire, je résiste à la tentation d'acheter des produits de beauté à la parapharmacie Lafayette (bon, c'est surtout qu'il y avait beaucoup trop de monde en caisse). Je passe à H&M pour échanger un haut qui ne me va pas ; j'en profite pour acheter un sac repéré dans le centre commercial susmentionné et dont le prix est 10€ moins élevé : que demande le peuple ? Bilan : un sac + des sous-vêtements - un haut qui me faisait un teint 'post-don de sang'.

Vendredi : une courageuse expédition à la CAF se solde par un échec. To save the day, un petit tour au centre commercial le plus proche. Bilan : un jean + 15€ de magazines (même si je sais que c'est illégal d'imposer un minimum pour les achats par CB, pour une fois je me la suis pas ramenée, j'ai juste pris un magazine supplémentaire).

Samedi : deux jours plus tôt, j'avais reçu un texto m'informant d'une remise de 20% sur les rayons beauté et lingerie des Galeries Lafayette (note pour plus tard : ne plus donner mon numéro de portable quand je m'inscris sur les listes de clients fidèles des magasins). Je ressors la liste de courses établies trois jours plus tôt chez le coiffeur d'après le magazine Elle (je sais, je suis influençable). Bilan : des sous-vêtements (comment ça, encore ?) + des produits de beauté dont j'ai un besoin irrépressible.

Dimanche : heureusement que tout ou presque est fermé aujourd'hui (mais si je le voulais, je pourrais faire une razzia au stand beauté du marché Saint-Sernin), même si cet après-midi on a prévu de faire un tour au vide-grenier de Saouzelong. L'avenir nous dira si le contenu de mon porte-monnaie est resté intact face aux tentations.


Bilan : compte-tenu de ma rémunération pour le mois de travail qui m'attend, il me reste juste assez pour payer l'essence afin de parcourir les 100 km quotidiens.


* comme Sébastien. 
Pour toute réclamation concernant le niveau des blagues, veuillez envoyer des tomates pourries par la fenêtre de mes voisines du premier, je ne les aime pas.

jeudi 6 mai 2010

Long time no see

Personne ne l'a vu venir, qu'avec l'allongement de la durée de la vie + le baby-boom + la retraite à 60 ans (ou moins !), fatalement on aurait un petit problème de "la France est endettée + tous les jeunes sont au chômage = plus personne pour cotiser des retraites de plus en plus longues"... ? Ça me fait penser à mes lointaines années de médecine... J'étais indignée (ça vous étonne ?) parce qu'on parlait déjà à l'époque de pénurie de médecins, et pourtant le numerus clausus ne bougeait qu'à peine pour s'adapter aux prévisions alarmistes... 

La retraite par répartition, c'est cool hein, je dis pas le contraire (contrairement à la retraite par capitalisation aux USA, eux qui poutant clament no man left behind... bon, je crois que c'est pour les soldats... n'empêche)
Le problème, c'est surtout que ceux qui manifestent contre la réforme, sont ceux qui ne seront pas concernés... La plupart ne vont pas vraiment subir de grands bouleversements... Quant à la génération Y (suite de la génération X... rien à voir avec les Hots d'Or hein), ben ils ne peuvent pas s'exprimer efficacement : y en a plein qui sont au chômage (suivez mon regard dans le miroir) et les autres sont trop occupés à travailler plus pour gagner moins. De toute façon, je préfèrerais manifester contre ceux qui manifestent contre la réforme... Faut arrêter de repousser l'inévitable... Je veux une réforme 'en douceur' dès maintenant ! 
C'est un système de retraites par répartition... Donc ceux qui vont partir à la retraite doivent aussi penser à répartir les emmerdes ! Eh oui, il y a malheureusement trop de personnes qui prennent comme alibi la préservation des acquis pour les générations à venir... ils feraient mieux d'y penser, à ces générations, qui vont être obligées de travailler plus longtemps, ou de cotiser plus, ou les deux...

Il est bien dommage que les dirigeants se soucient davantage des élections que de l'avenir du pays... Pour plaire au plus grand nombre, il faut aller dans le sens de tout le monde, c'est-à-dire qu'il faut aller dans tous les sens, et au final, on reste immobile.
On peut regarder en arrière avec nostalgie, vers la Grèce antique, période bénie pendant laquelle les hommes politiques ne voulaient être élus que pour défendre les intérêts et le bien-être de leurs concitoyens... (Mais bon, apparemment, ça aurait un peu dégénéré depuis... décidément toutes les valeurs se perdent)

Allez, je ne vais pas vous laisser dans le doute et le questionnement, sans vous proposer une solution : il faudrait calculer pour combien d'années post-retraite ont cotisé les retraités qui ont en leur temps manifesté contre les réformes... (je sais... quelle phrase compliquée... envoyez-moi un texto au 6 12 12 pour plus de renseignements) Au bout de ce laps de temps, une solution radicale : l'exécution sommaire. 
(Bon, je suis sympa, j'offre des alternatives : demander spontanément l'arrêt du versement des cotisations, s'enfuir du pays en changeant de nom, reverser le montant des cotisations trop-perçues sur un compte spécial à mon nom, etc.)

* En plus, sous la Grèce antique, l'homosexualité était la norme (d'où l'expression "vas te faire enc**** chez les Grecs"... bon, c'est pas très fin, je sais)



Allez, un petit truc rigolo pour la fin (merci à Voutch pour le dessin, à Céline, Olivier et Alain, à ma soeur pour m'avoir toujours soutenue)

jeudi 15 avril 2010

Tout travail mérite salaire

Je me voyais déjà en bas de l'échelle
bradant mes diplômes dans l'espoir secret de trouver un emploi

Je me voyais déjà percevant le SMIC
mes revenus du mois s'élevant enfin au-dessus du RSA

Mais c'était sans compter à ce moment-là 
sur les cerveaux-lents toujours bien remplis de nos conseillers

Qui à Pôle emploi trouvent d'autres moyens
d'alléger encore les charges salariales de nos sociétés

Et leur proposent mieux que le CDD 
pour combler leur demande d'emplois temporaires sans indemnités

Il ne s'agit certes que de 40 heures
quelle importance, cinq jours de travail non rémunéré

Et je ne parle même pas de bénévolat
mais d'une forme gratuite de période d'essai et possibilité d'emploi 

Vraiment bien trouvée cette nouvelle idée
en particulier pour les jobs saisonniers qui durent moins d'un mois

jeudi 8 avril 2010

The Frog & Rosbif

On connaît depuis 10 jours les lauréats du concours Francomot, qui avait pour but de trouver des équivalents francophones à cinq mots anglophones : chat, buzz, tuning, newsletter et talk. Je précise 'francophone' parce que le terme choisi pour remplacer 'buzz' est 'ramdam'... un mot d'origine arabe qui décrivait à l'origine "les bruits de fête qui accompagnent la tradition du Ramadan". S'agirait-il alors d'anti-américanisme primaire, d'une énième réaction contre la colonisation insidieuse de la langue française par nos diaboliques voisins outre-Atlantique ?

J'aime la langue française, mais commençons par faire respecter la grammaire, l'orthographe et la conjugaison, plutôt que vouloir préserver à tout prix un patrimoine figé. Le langage n'est que rarement le 'fruit' de l'hétérogénie, plutôt celui de savants emprunts aux autres langues. Les mots d'origine étrangère me sont d'ailleurs souvent bien pratique, quand les Anglais (ou autres !) ont déjà trouvé un terme qui décrit exactement ma pensée. Un exemple hérité de mes années d'étude de médecine : 'serendipity' -  certes francisé en 'sérendipité' - qu'on peut traduire par "découverte inattendue" (comme Alexander Fleming et la pénicilline, d'où le rapport avec la choucroute médicale...). Là réside d'ailleurs toute la difficulté du traducteur : doit-il ou non traduire buzz ? Et si oui, qu'est-ce que recouvre exactement ce terme ? La notion de 'bruit' me paraît ici bien réductrice... 

Je ne sais pas pourquoi les Français s'échinent à s'insurger contre les mots anglais, surtout quand ils sont déjà intégrés au langage courant (ça fait plus de 10 ans qu'on utilise le mot chat... pourquoi vouloir le remplacer par 'éblabla' ou 'tchatche'* ?). D'autant que de leur côté, les Anglo-saxons utilisent pas mal de mots français. En plus, nos amis francophones d'Amérique du Nord s'attachent déjà à retranscrire systématiquement les termes anglais dans... comment dire ça de façon diplomate... leur langage. C'est comme ça que naissent des mots comme baladodiffusion, magasinage, ou encore mon préféré : appliquer (to apply = postuler, en français). 

Bon, trêve de grands mots, on n'est pas chez Bernard Pivot. 


* Je connais quelques personnes qui pensent depuis longtemps déjà que c'est le terme consacré


Sources : LeMonde.fr et lepoint.fr

dimanche 4 avril 2010

Sunday... BLOODY Sunday

Le dimanche, c'est quand même tout pourri. Surtout quand les giboulées de mars s'invitent au mois d'avril ! D'ailleurs, aujourd'hui, j'ai décidé de méga-procrastiner : "Oh, mais j'irai le mois prochain au musée".
C'est vraiment le jour de la semaine que j'aime le moins (enfin pour l'instant, j'imagine que quand j'aurai trouvé un travail, le lundi sera un bon challenger). 

Reproche number 1 : tous les magasins (ou presque) sont fermés... Et voilà, encore le débat sur le travail le dimanche : "Mais si on travaille le dimanche, on va devoir abandonner toute vie sociale et familiale !"
Malheureusement, la plupart des personnes qui se prononcent contre le travail le dimanche ne se rendent pas compte que pour assurer le maintien d'un 'service minimum', beaucoup de professions sont déjà concernées, notamment tous les services d'urgence, les médias, les restaurateurs, les activités culturelles, et j'en passe.
Je me demande comment réagiraient les 'antis' s'ils tombaient sur un répondeur après avoir composé le 15, ou si la mire constituait la seule émission cathodique dominicale.

Dans ma famille, c'est loin d'être exceptionnel de travailler le dimanche : mon père allait au bureau tous les dimanches (on ne peut pas dire que ce soit un exemple pourtant, question vie familiale) ; ma soeur et mon beau-frère travaillent à France 3, avec souvent des horaires improbables ; quant à moi, pendant mes études de médecine, j'ai assuré des gardes de 24h aux urgences. Pendant qu'à Noël et au Nouvel An les gens s'amusaient 'en famille', j'imagine que la dernière chose qu'ils avaient à l'esprit était qu'ils allaient gâcher mes fêtes en buvant trop d'alcool, puis au choix :
- en mettant les mains dans le barbecue
- en se coupant l'intérieur de la main avec un couteau à huîtres (un classique des fêtes de fin d'année...)
- en se disputant avec leur conjoint en se tapant mutuellement sur le crâne avec des bouteilles d'alcool vides
Eh oui, les usagers des urgences redoublent d'inventivité quand vient la fin du mois de décembre...
Tout ça pour dire que chez nous, les repas de famille ont rarement lieu le dimanche.

Pour finir : le dimanche comme jour de repos, c'est la même chose que le poisson tous les vendredis à la cantine : encore un reste de religion qui ne devrait pas avoir sa place dans une 'société laïque'.

samedi 3 avril 2010

Exclusive: The Latest Belgian Incentive Program

Allez hop, aujourd'hui, on continue avec les Belges... sûrement un besoin impérieux de retour aux racines de ma part ?
Les parlementaires belges* se déchaînent sur les propositions de loi en ce moment : ils sont d'accord pour sanctionner les entreprises qui ne répondraient pas aux candidatures des demandeurs d'emploi, avec une amende de 500 euros ! (Bon, je n'ai pas vraiment compris si les 500 euros allaient dans la poche du candidat malheureux ou dans celle de l'Etat)
Le hic, c'est que cela ne concernerait que les candidatures écrites, auxquelles les entreprises belges devront répondre par écrit. Rien de très actuel donc, ni surtout de très écolo !!! Et puis, est-ce que ça changerait vraiment quoi que ce soit ? La plupart de mes candidatures timbrées reçoivent une réponse (toujours négative jusqu'ici, certes), qui plus est si j'envoie une lettre manuscrite. Les entreprises considèrent sûrement qu'on est moins motivé si on postule par e-mail ? Pourtant, ça fait moins de paperasse, et un petit envoi automatique de réponse est si rapide...

Bref, notre gouvernement ferait bien d'en prendre de la graine et de nous façonner un projet de loi de derrière les fagots qui incluerait les "envois électroniques". Qui sait, ça pourrait même financer une politique budgétaire expansionniste ? En France, on n'a pas d'idées, mais on peut les piquer.


* Mais si, je vous assure, il y a vraiment un parlement en Belgique ! Bon, évidemment, les députés ne se réunissent qu'une fois par an... (lol).

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