Affichage des articles dont le libellé est Sandy Valentino. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sandy Valentino. Afficher tous les articles

vendredi 12 mars 2010

Toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existant ou ayant existé serait purement fortuite et indépendante de ma volonté

Outre les petits ennuis habituels (descendre en 4ème vitesse pour récupérer un Colissimo, monter les étages les bras chargés de courses ou de meubles Ikea), habiter au 3ème étage sans ascenseur a certains inconvénients.

Déjà, pour sortir le chien, il ne suffit pas d'ouvrir la fenêtre et d'espérer qu'il revienne en grattant à la porte (une mésaventure de ce genre est néanmoins réellement arrivée à C. - aucun animal n'a cependant été maltraité durant cette séquence). Nooooon : il faut monter et descendre les escaliers plusieurs fois par jour. Et cela peut constituer une source de danger, surtout pour des personnes un peu, disons, tête en l'air.
Imaginons donc, de façon tout à fait hypothétique, qu'une personne descende les escaliers, un chien sous le bras et un sac poubelle dans l'autre. La vue encombrée, cette personne manque une marche et se retrouve un peu plus bas, sur le dos, telle une tortue en perdition. Avec une cheville foulée, un premier problème est déjà celui de remonter les trois étages.
Une fois revenue dans sa tour d'argent, cette personne n'est pourtant pas au bout de ses peines : pour se déplacer du canapé à son lit, elle a le choix entre sauter à cloche-pied (au grand dam des voisins du dessous) ou marcher à quatre pattes sur le jonc de mer (donc mettre en péril la douce peau de ses genoux).
Quant aux promenades du chien, c'est une considération qui paraît bien lointaine, et arrive derrière les impératifs de son planning : regarder Virus cannibale et Zombie King (deux merveilles du film de zombies kitsch), lire Astérix aux Jeux Olympiques, ou encore se documenter sur les bloggeuses de mode. Il lui faut donc dé-lé-guer - en particulier les tâches les plus ingrates - le canapé devenant ainsi le poste de commandement. Mais pas pour longtemps : la cheville ne va pas tarder à désenfler...

Anyway, tout cela n'était qu'hypothétique et entièrement issu de mon imagination*.


* Toutefois, si vous avez des béquilles à me prêter, je suis preneuse

jeudi 11 février 2010

De la nature humaine

Aujourd'hui, j'ai reçu pour la première fois par courrier une réponse négative à une candidature. Eh bien, contre toute attente, ça m'a fait bien plaisir. Surtout qu'ils me disent qu'ils penseront à moi si un poste correspondant à mon profil (c'était écrit "à vos légitimes aspirations", mais j'ai traduit) se libère... Je me demande si ça arrive vraiment, ou si c'est juste une phrase pleine d'empathie pour amortir le choc de pas avoir été retenu ?
Il est vrai que sur plusieurs dizaines de candidatures envoyées, j'avais déjà reçu des e-mails de refus/rejet (quatre, précisément), mais recevoir une lettre que quelqu'un de la CCI de Tarbes (d'après la lettre, c'est le directeur général, mais personnellement j'y crois pas trop) a imprimée, signée, puis délicatement pliée et insérée dans l'enveloppe, bref savoir que quelqu'un d'autre que moi s'est intéressé quelques secondes à mon insertion professionnelle, ça me fait tout chaud dans mon coeur.
Parce que si je dois compter sur ce qui me sert de conseiller Pôle-emploi, je peux me brosser Martine. Pôle-emploi m'a envoyé deux lettres courant janvier pour que je n'oublie pas de venir à mon premier entretien de suivi de mon projet personnalisé d'accès à l'emploi avec ma conseillère, appelons-la Raphaële puisque c'est son prénom. Mais voilà que le jour venu, deux heures avant notre rendez-vous, la maman de la petite Raphaële me téléphone pour me prévenir qu'étant malade, cette dernière ne pourra malheureusement pas sortir de chez elle. Bummer ! Surtout que depuis, pas de nouvelles... Vous devez vous dire : "Quoi qu'il arrive, elle trouve le moyen de se plaindre... Elle aurait radoté pendant trente-deux lignes au bas mot si le rendez-vous avait eu lieu !" (Bon, si vous vous dites vraiment ça, c'est pas très sympa. Mais bon, je reconnais avoir une tendance naturelle à me plaindre de tout et de son contraire)
Pour résumer, toujours pas de perspective d'emploi à l'horizon.

Ce qui ne fait que renforcer la similitude entre ma vie actuelle et la saison 3 de The L Word : quand on pense que vraiment, on a atteint le fond du fond du caniveau et qu'il ne peut plus rien nous arriver d'affreux maintenant, eh ben si.
Exemple : alors que la CAF nous a coupé les vivres et nous demande de rembourser les allocations perçues ces 16 dernières années, je cherche à me faire un peu d'argent de poche, histoire de payer le chauffage, le pain sec et l'eau (bon, là, j'exagère un peu). Du coup, je vends sur internet quelques vêtements dans lesquels je ne rentre plus (mon besoin de manger des m&m's étant inversement proportionnel à la quantité d'argent qu'il me reste pour en acheter). Et voilà qu'une acheteuse, à qui j'avais patiemment répondu à chaque fois qu'elle avait une question à peine incongrue ("quelles sont les mesures exactes de la jupe, en longueur et au niveau de la taille", "vous me certifiez bien qu'il s'agit d'une jupe neuve", "non mais vous êtes sûre") et à qui j'avais offert les frais de port, prétend que la jupe présente un défaut : elle serait anormalement courte devant par rapport à derrière. (Ah mince, j'aurais donc oublié de préciser dans l'annonce que c'était une jupe queue-de-pie ?)
Du coup, elle veut que je lui rembourse les 15 euros de la jupe (chèque que je n'ai toujours pas encaissé, vu que j'attendais qu'elle ait bien reçu la jupe, je suis pas une arnaqueuse moi) et les frais de port pour la renvoyer... Résultat : j'aurai perdu 3,40 euros (et dieu sait qu'on peut en acheter des m&m's avec ça), de précieuses minutes de mon temps (et le temps c'est de l'argent, donc on aurait pu en acheter des m&m's avec ça) et quelques cônes et bâtonnets en m'abîmant les yeux sur son dernier mail, écrit en Arial taille 72.
Des histoires comme celles-là, ça m'encourage pas vraiment à aimer mon prochain.