jeudi 28 janvier 2010

Méandres de l'administration et stéréotypes sexistes

Une semaine fatigante, mais une semaine satisfaisante.
Mardi, au cours d'une expédition "administration", je suis tombée sur une personne compétente (et sympa !) non seulement à la Sécu, mais aussi à la CAF ! Comme quoi, ça existe.
Hier, j'ai assisté à une réunion organisée par Pôle emploi, qui nous proposait de participer à une formation nous préparant aux concours de la fonction publique. Sympa, non ?
Alors là, je vous vois venir : "Ben alors, tout se passe bien pour elle, pas de coup de gueule à pousser cette semaine"... Mais don't worry (be happy ?), j'ai de la ressource !

Déjà, comment se fait-il que je doive mon salut administratif à un hasard de l'attribution des guichets selon l'ordre d'arrivée ? Si j'étais tombée sur d'autres conseillers, combien de fois aurais-je dû revenir rue Riquet, attendre que mon dossier passe entre de bonnes mains ?
Bon, la Sécu, on peut pas dire que j'y aie passé ma vie, mais vu que la dernière fois, je me suis faite engueuler parce qu'avec ma moitié, on n'a pris qu'un ticket pour deux, ça m'a un peu refroidie. D'ailleurs, ça ne serait sûrement pas arrivé à un couple hétérosexuel, ou si on avait eu l'air de faire notre âge.

Et puis, au cours de cette réunion d'information à Pôle emploi, on nous a servi un discours du genre "Si on est cadre de catégorie A aux Douanes, on peut évoluer vers des postes de pilote d'avion, d'hélico... Ce sont des postes très prisés des garçons, alors que les filles sont plus intéressées par des postes d'inspecteur des Impôts, qui permettent de moduler des horaires et d'avoir une vie de famille." Donc si vous êtes une fille, vous voulez forcément avoir des enfants, et c'est forcément vous qui allez vous en occuper, vu que pendant ce temps-là votre mari jouera les casse-cous à poursuivre les méchants contrebandiers avec son hélico.
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jeudi 21 janvier 2010

Jeune cadre dynamique

Cette semaine, alors que j'étais tranquillement en train de chercher du travail - parallèlement au visionnage de Daylight, j'essaie d'être multi-tâches et polyvalente -, je me suis dit que c'était trop l'arnaque (eh oui, encore). De la même façon qu'on ne prête qu'aux riches, on ne donne du travail qu'à ceux qui en ont déjà eu. Je chéris les annonces qui mentionnent "débutant accepté", mais elles sont aussi rares que des répliques de qualité dans un film d'action.

Depuis l'an dernier, j'ai surtout gagné en expérience en recherche d'emploi et de stage. A mon actif, plus de 100 candidatures envoyées, et un très faible pourcentage de réponses (et un très très faible pourcentage de réponses positives, ça va de soi). Tout ça pour un stage de six mois, rémunéré à 30% du SMIC, la version moderne de l'esclavage en quelque sorte !

Curieusement, je n'ai pas envoyé autant de candidatures depuis que je cherche du travail. Peut-être parce que j'ai essayé de vraiment cibler mes recherches ? Malgré tout, les pourcentages restent comparables... Si ça ne les intéresse pas ce que je raconte, j'aimerais bien qu'ils m'en détaillent les raisons... ça pourrait finir de me convaincre de me reconvertir en vendeuse au Palais des thés. Là au moins je pourrais faire valoir mes qualités de "théophile".

mercredi 20 janvier 2010

Le jour d'après

Un grand* homme a dit un jour : "I have a dream". Aujourd'hui, je dis : "I had a nightmare". J'ai rêvé que c'était la fin du monde... Bon, je sais plus si c'était un astéroïde ou une série de catastrophes naturelles qui nous envoyait tous ad patres, mais on avait une date précise. Dans mon rêve, j'y croyais pas trop, je me disais que la date allait passer et qu'on en rigolerait bien le lendemain... Et voilà : en grande fan de films catastrophe que je suis, je jouais dans mon cauchemar le rôle du sceptique, celui qui ne croit pas les prévisions alarmistes du scientifique (qui justement, a déterminé la date de l'apocalypse).
Donc entendons-nous bien : les catastrophes, c'est bien sympathique quand ça se passe dans un film, mais beaucoup moins en rêve... alors dans la réalité, ce serait mon pire cauchemar.


*Bon, ok, il mesurait moins d'1m70, mais ce n'est pas le propos ici
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jeudi 14 janvier 2010

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*Le coup de gueule du jeudi est actuellement indisponible. Veuillez réessayer ultérieurement*

dimanche 10 janvier 2010

Amis de la poésie, bonsoir

Avertissement : ce poème ne présente aucun intérêt (mais bon, j'ai quand même essayé de faire des rimes)

Aujourd'hui, j'ai vraiment une sale tête
Avec mes cernes, mon teint pâle et mon visage bouffi
Vraiment, ça ne me motive pas pour quitter ma couette
Mais j'en suis pas au point de lire des romans de Marc Lévy.

J'aurais dû profiter des soldes pour m'acheter une cagoule
Heureusement, je peux faire des trous dans un sac en papier
Mais je ne pense pas que je passerais inaperçue dans la foule
Tous ces cons, ils commencent vraiment à me faire chier.

Si seulement une bonne nuit de sommeil
Suffisait à me rendre apparence humaine
Mais ça me rattrape à mon réveil :
La bouffitude, c'est dans les gènes.

Y a des jours comme ça,
Vaut mieux pas croiser un miroir
Parce qu'alors on s'écriera :
Ô rage, ô désespoir !

Pour vivre heureux, vivons cachés
Ou bien ne sortons pas sans maquillage
J'ai toujours eu du mal à récupérer
Et franchement, ça s'arrange pas avec l'âge.


La prochaine fois, j'essayerai de fixer un nombre de syllabes par vers, là c'est n'importe quoi.

Je vous invite à composer vous-mêmes vos vers sur un sujet qui vous tient à coeur : les pâquerettes, les chats morts, les gens qui puent, les sacs à vomi, j'en passe et des meilleures.

Tous les mêmes...

Hier soir, j'ai encore eu droit à une discussion "Le mariage gay, pourquoi pas... [si ça leur fait plaisir et tant qu'ils restent entre eux], mais l'adoption par un couple gay, ça, non [faut pas déconner, on va pas leur confier des enfants à ces déviants, déjà qu'on leur a accordé le mariage alors que c'est contre nature]"

Bon, le point positif, c'est que je ne me suis même pas énervée... J'ai su rester calme et cohérente face à un individu de sexe masculin qui visiblement ne connaissait pas grand-chose au sujet, mais qui avait quand même une opinion bien arrêtée sur la question (vous avez remarqué que ce sont souvent ceux qui en savent le moins qui en parlent le plus ?)

Voici les objections les plus courantes, démontées l'une après l'autre par votre dévouée avocate commise d'office :
1. "Je ne lui confierais pas mon enfant, alors qu'il en ait un à lui... qui sait ce qu'il pourrait se passer"
Les homosexuels ont beau être des "pédés", ce ne sont pas des pédophiles... L'air de rien, pas mal de gens censés être un tantinet cultivés font encore l'amalgame...

2. "Un enfant élevé par un couple homo a plus de chance [ou malchance ?] de devenir homo à son tour"
Alors déjà :
- les études ont montré que ce n'était pas le cas
- de toute façon, ce n'est pas une tare

3. "Un enfant élevé par deux personnes de même sexe ne peut pas être équilibré... Il lui faut une présence masculine/féminine"
En une phrase, la légitimité même des familles monoparentales est remise en question...
Avec tous les dégénérés qui font des enfants et qui les élèvent en leur inculquant des principes à la con de ce genre, finalement, un enfant de couple gay a plus de chance d'être ouvert et tolérant. Quelle catastrophe ce serait en effet...

En conclusion, aucune famille n'est parfaite. Les homosexuels aussi devraient avoir le droit de fonder des familles dysfonctionnelles !

PS : vu comme c'est parti, chaque jour aura bientôt droit à son coup de gueule